Pavillon Yuasa
Restaurant gastronomique japonais à Bordeaux
Manger des sushis à Bordeaux : le guide pour bien choisir

À Bordeaux, « sushi » recouvre des expériences très différentes, du plateau à emporter au repas servi pièce par pièce au comptoir. Ce guide explique ce qui distingue ces formats, ce qu’il faut regarder pour juger un sushi, comment se déroule un menu omakase et quels usages ont cours à table. L’objectif est simple : vous permettre de choisir en connaissance de cause.

Trois façons très différentes de manger des sushis
La première est le plateau, à emporter ou livré. C’est le format le plus répandu et le plus accessible : le riz est préparé à l’avance, les pièces sont assemblées rapidement. La deuxième est le service à table, dans un restaurant qui propose les sushis parmi d’autres plats. La troisième est le comptoir : le cuisinier façonne chaque pièce devant vous et la pose directement devant votre place, à la température où il souhaite qu’elle soit mangée. Ces trois formats répondent à des envies différentes, et il n’y a pas de hiérarchie entre eux — mais ils ne se jugent pas avec les mêmes critères.
Le riz est la moitié du sushi
En japonais, le riz du sushi porte un nom qui lui est propre : shari. Il est assaisonné de vinaigre, de sel et parfois de sucre, puis maintenu à une température proche de celle du corps. Un bon shari se tient le temps du trajet jusqu’à la bouche, puis se défait immédiatement ; les grains restent distincts et l’acidité arrive avant la sensation de gras. C’est le critère le plus révélateur, et le plus facile à observer : si le riz est froid, tassé ou muet en bouche, le reste ne rattrapera pas.
Dix mots pour lire une carte japonaise
Nigiri : une tranche posée à la main sur un doigt de riz. Maki : un rouleau enveloppé d’algue nori. Gunkan : une bande d’algue formant un petit récipient, pour l’oursin ou les œufs de poisson. Sashimi : poisson cru seul, sans riz — ce n’est donc pas un sushi. Shari : le riz vinaigré. Neta : ce qui est posé dessus. Edomae : le style de Tokyo, où le poisson est salé, mariné ou légèrement cuit avant d’être servi. Omakase : « je m’en remets à vous », le menu choisi par le chef. Gari : le gingembre mariné. Agari : le thé servi à la fin.

L’omakase, comment se déroule un repas au comptoir
Le mot signifie « je m’en remets au chef ». Concrètement, vous ne choisissez pas les pièces : le cuisinier construit une progression à partir de ce qu’il a reçu le jour même. Le repas suit en général une courbe — poissons blancs et délicats d’abord, puis des goûts plus marqués, des préparations marinées ou grillées, et une fin plus douce. Chaque pièce arrive une par une : elle se mange dans les secondes qui suivent, sans attendre. Il est tout à fait normal de manger le nigiri avec les doigts ; c’est même la façon la plus fidèle. Signalez vos allergies et ce que vous ne mangez pas au moment de la réservation, pas au milieu du service : le chef adapte sa progression en amont. Voir aussi : Sushi Kaiseki.
Cinq usages simples à table
Un, mangez la pièce dès qu’elle est posée. Deux, si vous utilisez la sauce soja, trempez le côté du poisson, pas le riz : le riz absorbe et se désagrège. Trois, le wasabi est déjà placé entre le riz et le poisson dans un sushi de comptoir ; il n’est pas nécessaire d’en ajouter. Quatre, le gingembre se mange entre deux pièces, pour rafraîchir le palais, et non posé sur le sushi. Cinq, les parfums forts couvrent les odeurs délicates du poisson : mieux vaut les éviter ce soir-là. Aucune de ces règles n’est une obligation ; elles rendent simplement le repas plus juste. Voir aussi : L’art du sushi.
Réserver : quand, et pour quel budget
Un comptoir compte peu de places : la réservation à l’avance est la règle, en particulier le week-end et pour les repas de fête. Prévoyez du temps : un menu en plusieurs services se savoure sans se presser. Côté budget, au Pavillon Yuasa les menus vont de 65 € à 95 € par personne, hors boissons, selon le nombre de services et la présence ou non de wagyu. Ailleurs, les tarifs varient d’un établissement à l’autre : renseignez-vous au moment de réserver. Précisez alors le nombre de convives, l’occasion et vos éventuelles restrictions alimentaires. Réserver en ligne.
Les sushis aux Chartrons
Au Pavillon Yuasa, 9 rue Camille Godard, le chef Junichi Yamano travaille au comptoir, chaque pièce préparée devant les convives. Trois menus sont proposés : Omakase en six services (65 €), Sushi Kaiseki (95 €), qui déroule deux séries de sushis — d’abord poissons et coquillages, puis poissons et wagyu — encadrées d’amuse-bouches, d’une entrée du jour, d’un plat chaud traditionnel et d’un dessert, et Wagyu Sumibi-Yaki (95 €). Les pièces sont relevées par la sauce soja artisanale de Yuasa, berceau historique du shoyu au Japon. Service du mardi au samedi à partir de 19h30, salle entièrement climatisée, réservation en ligne. Découvrir le menu complet. À propos du chef.
Quelle différence entre sushi et sashimi ?
Le sushi comporte toujours du riz vinaigré. Le sashimi est du poisson cru servi seul, sans riz : ce n’est donc pas un sushi, même s’il figure souvent au même menu.
Faut-il manger les nigiri avec les doigts ou les baguettes ?
Les deux sont corrects. Au comptoir, les doigts sont la façon la plus fidèle : la pièce est façonnée pour être saisie ainsi et tient mieux qu’avec des baguettes.
Doit-on ajouter du wasabi et tremper le riz dans la sauce soja ?
Dans un sushi de comptoir, le wasabi est déjà placé entre le riz et le poisson : il n’est pas nécessaire d’en ajouter. Si vous utilisez la sauce soja, trempez le côté du poisson plutôt que le riz, qui absorberait et se désagrégerait.
Combien de temps dure un menu omakase ?
Prévoyez une soirée sans vous presser : le repas avance au rythme du chef, pièce après pièce. Si vous avez une contrainte horaire, signalez-la au moment de réserver.